Un tremblement de terre de magnitude 8,8 a été enregistré dans la nuit de vendredi à samedi dans l’Océan Pacifique, au large de la côte chilienne.
Il aurait déjà fait 147 morts, selon un bilan officiel provisoire qui pourrait encore s’alourdir. Des répliques ont ensuite été enregistrées et ressenties jusqu’à Santiago, la capitale du Chili.Ce séisme a provoqué un tsunami. Une vague de 2,34 mètres s’est abattue sur la ville côtière chilienne de Talcahuano. L’île de Robinson Crusoé, au large de Santiago, où se trouvaient des Français, a été ensevelie par une vague géante. Une alerte au tsunami a également été lancée à Hawaï et en Polynésie. La présidente Michele Bachelet a déclaré l’état de catastrophe naturelle dans le centre du pays et appelé la population au calme.
Cette zone de l’Amérique du Sud est fréquemment le théâtre de séisme. Le Chili reste marqué par le tremblement de terre de 1960, de magnitude 9,5. Il avait provoqué un tsunami et fait des milliers de morts.
L’Office national des urgences (Onemi) fait désormais état de 147 morts. Les zones les plus touchées par le séisme sont les alentours de la ville de Concepcion, à un peu plus de 400 km au sud de la capitale Santiago, estimation de 400.000 personnes sinistrées ou affectées.
Le président américain a évoqué samedi «des centaines» de morts à la suite du tremblement de terre et a déclaré que les Etats-Unis «étaient prêts à aider» les autorités du pays pour les opérations de secours.
Chronologie du drame :Un puissant
séisme de magnitude 8,8 a été enregistré samedi dans l’océan Pacifique, près des côtes chiliennes, ont annoncé les autorités américaines.
Ces dernières ont aussitôt lancé une alerte au tsunami au Chili et au Pérou, étendue par la suite à l’ensemble des pays du Pacifique, y compris l’Amérique centrale et la Polynésie française.
Il s’agit du pire séisme connu par le Chili depuis 50 ans.
L’épicentre de la secousse, enregistrée à 3h34 locale (7h34 heure française), a été localisé à 99 km à l’ouest sud-ouest de la ville chilienne de Talca et à 117 km au nord de Conception, également au Chili.
L’électricité et les moyens de communication ont été touchés, mais les secours ne semblent pas avoir de difficultés à intervenir. Il faut dire que cette région est habituée aux violents séisme.
Un tsunami de faible ampleur a touché samedi vers 6h30 (17H30 Paris) l’archipel des Gambier en Polynésie française, sans provoquer de dégâts notables.
L’alerte au tsunami avait été déclenchée à 2h du matin (13h à Paris), après le séisme au Chili.
L’archipel des Gambier a finalement essuyé une vague de moins d’un mètre, selon le Haut commissariat.
De nombreuses répliques ont secoué le Chili dans les heures suivant le séisme, dont une de 6,9 sur l’échelle de Richter.
C’est à
13:00 (heure française) que La présidente chilienne, Michelle Bachelet a déclaré l’état de catastrophe.
13h17 : Evacuation partielle de l’île de Pâques. Face au risque de vagues géantes, Michelle Bachelet a annoncé l’évacuation d’une partie des habitants.
13h13 : Le Chili envoie de l’aide par mer et par air à l‘ile de Robinson Cruose. Il y a deux bateaux, deux hélicoptères et un avion en direction de l’île, située au large de Santiago et qui a été ensevelie par une vague géante après le séisme.
13h27 : Le site américain USGS, qui recense les tremblements de terre, compte au moins 18 répliques de ce séisme !
13h28 : Alerte au tsunami en Polynésie Française
14h02 : La Polynésie française pourrait être touchée par le tsunami dès 5h50 (16h50 à Paris). L’archipel des Gambier sera le premier touché, puis les Australes, les Tuamotu et les Marquises, entre 6h et 8h (17h et 19h).
14h14 : L’aéroport de Santiago a été fortement endommagé, des toits et des fenêtres ont été détruits.
17h10 : Des vagues de tsunami sur l’ensemble de l’océan pacifique. Un responsable de la Météo nationale américaine a annoncé samedi après-midi que des vagues de tsunami traversaient samedi l’ensemble de l’océan Pacifique. Le phénomène devrait s’achever au Japon avec des vagues de 30 cm.
17h42 : Un tsunami de faible ampleur touche la Polynésie française.
Notre président Nicolas Sarkozy a fait part de sa « profonde émotion »Et il a exprimé sa « profonde solidarité » au Chili, dans un communiqué.